Ainformations métiers : aider les collégiens à se projeter dans l’avenir
Tous les parents veulent que leurs enfants fassent le bon choix professionnel. Le Conseil général les aide en organisant les rencontres Ainformations métiers. Des temps de découverte de filières professionnelles moins connues et qui pourtant recrutent dans l’Ain, pour les élèves de 3e, encore indécis sur leur avenir.
"Ma fille a passé le bac sans problème. Elle a abandonné la fac de droit après deux mois et n’arrive pas à se motiver sur un BTS qu’elle fait à distance. Comment peut-elle trouver sa voie ?"
Voici une question entendue sur une grande radio nationale. Réponse du spécialiste : "Afin de choisir une formation, cette jeune fille doit savoir quel métier viser en fonction de ses aptitudes et de ses centres d’intérêt ".
Une orientation choisie, pas subie
C’est pour éviter cet échec d’orientation qu’Ainformations métiers a été créé il y a en 2001. Le Conseil général a réuni toutes les filières professionnelles qui avaient du mal a recruter dans le département : métallurgie, action sociale, agriculture, métiers de bouche ou BTP... Avec les chambres consulaires et l’Inspection Académique, ils ont retroussé les manches pour montrer aux jeunes collégiens qu’il existe de nombreux métiers qualifiés passionnants avec des débouchés dans l’Ain.
Découvrir : le stage
Les collèges proposent également aux élèves de 3e un stage de découverte en entreprise. Ressentis par beaucoup d’ados comme une contrainte, ce stage a pourtant été déterminant pour Robin : « J’ai fait un stage chez un pâtissier, ça m’a plu. J’aime bien ce qui est minutieux, élaborer des gâteaux. » Aujourd’hui en deuxième année de CAP, il est toujours aussi emballé même si la plonge fait aussi partie du travail !
Pour donner le temps aux collégiens de réfléchir et de mûrir leur projet, Ainformations métiers est organisé en deux temps :
1. S’informer : les tables-rondes
Durant l’hiver, des tables-rondes sont organisées dans les collèges. De jeunes étudiants ou professionnels viennent témoigner. Ils expliquent concrètement leur métier, parlent de leur parcours et du déroulement de leur formation. Les élèves, leurs parents et les professeurs découvrent une palette de métiers variés, très concrets, du BEP à l’école d’ingénieur. S’ils ne sont pas séduits par l’une des filières, ils peuvent exclure celles qui ne leur convient pas.
Associer les enseignants
Les tables-rondes dans les collèges sont précédées d’une rencontre avec les professeurs principaux, également très impliqués dans l’orientation. Les 3 chambres consulaires viennent présenter l’état de l’économie dans l’Ain avec une analyse du marché de l’emploi et des filières en tension sur le recrutement. Les professeurs apprécient l’échange et insistent sur la nécessité d’un travail commun « éducation / filières professionnelles ».
José Vasquez, principal de collège
"Cette présentation est utile, je crois que les réalisations des entreprises de l’Ain à l’étranger sont très marquantes pour des élèves. Notre plus gros problème, est d’inciter les jeunes à la mobilité. Ils choisissent une formation proche de chez eux, pas en fonction de leur intérêt. Nous devons travailler ensemble sur cette difficulté."
2. Affiner, prendre des contacts
Depuis 2001, le Conseil général de l’Ain fédère les acteurs départementaux de l’économie et de l’orientation professionnelle pour proposer aux collégiens et à leur entourage éducatif une information complète et concrète sur les métiers qui recrutent et qui disposent de formations adaptées dans l’Ain. Ain’formations métiers est un concept unique qui ouvre des pistes de réflexion sur les perspectives professionnelles des jeunes. Il s’inscrit dans un processus global de sensibilisation à l’orientation.
10 000 visiteurs sont attendus dont près de 5 000 collégiens durant 3 jours à Ainterexpo à Bourg-en-Bresse.
Ain’formations métiers s’adresse à tous ceux qui s’interrogent sur l’orientation professionnelle et notamment les élèves des classes de 4ème et 3ème des établissements du département de l’Ain, les parents d’élèves, les enseignants et l’entourage éducatif.
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Jeudi 11 mars 2010 : de 8 h 30 à 17 h 30
- vendredi 12 mars 2009: de 8 h 30 à 17 h 30
- samedi 13 mars 2009: de 8 h 30 à 17 h 30
650 professionnels et 300 jeunes en formation sont mobilisés pour apporter des témoignages et réaliser les démonstrations qui incitent à l’échange.
Ils ont trouvé leur voie
Sophie Thozet a passé un BTS de comptabilité sans entrain : "Ca ne me plaisait pas du tout, je voulais faire quelque chose de concret. L’été, je déchargeais des camions dans une entreprise de transport et je côtoyais des apprentis en logistique qui géraient les entrepôts, organisaient les stocks. Finalement, je prépare un bac de logisticienne en alternance. J’apprends mon métier sur la plate-forme d’approvisionnement de Carrefour et à l’AFPMA à Péronnas."
Anne-Sophie Gioux est loin de la caricature de Vénus beauté. Sous les yeux pétillants de l’esthéticienne se cache une tête bien pleine : "j’ai toujours eu envie d’exercer ce métier mais j’ai préféré assurer avec un bac scientifique. Cela m’aide aujourd’hui, pour les cours de biochimie que nous avons en 2e année de BTS à l’école Marie-Claude Dumonceau. Ce qui m’intéresse, c’est la recherche du bien-être, le confort. Je voudrais travailler dans un spa pour faire des soins de luxe. Je pourrai aussi me spécialiser en cosmétologie avec une licence qui permet de composer des produits".
Maxime Stubbe a mis un peu de temps à trouver sa voie. Il a redoublé sa troisième, puis sa seconde pour s’orienter vers un BEP électrotechnique puis finalement vers la maintenance industrielle : "Je travaille en alternance chez Tiflex, fabricant de tampons à Poncin. C’est intéressant car très diversifié : automatismes, hydraulique, électrique, toutes les compétences sont requises pour entretenir le parc de machines."
Maxime s’épanouit dans son job : "Mon objectif , c’est de remplacer mon chef !"
Benoît Desbiolles est très fier d’être responsable d’une ligne de production à son âge. Il prépare une licence pro à Alimentec sur la transformation des produits alimentaires en alternance. Une petite entreprise de production d’huile haut de gamme à Jayat le forme : "Même en usine, nous ne sommes pas des presse-boutons. Nous apprenons le management car nous serons amenés à gérer une ligne de production, à encadrer des équipes". |