C’est l’envie de “ passer de l’autre côté de la barrière ” pour gérer sa propre entreprise qui a décidé Jean-Pierre à devenir éleveur. C’était en 1980. L’opportunité de reprendre deux exploitations familiales, celle de ses parents et celle de ses beaux-parents, lui permet de franchir le pas. Il supprime alors les vaches laitières pour n’élever que des porcs et oriente ses cultures vers le maïs. “ Je fais exécuter la plupart des opérations de culture par une entreprise de travaux agricoles. Je n’interviens que dans l’épandage d’engrais et de traitements du sol. Le lisier est épandu en totalité par une entreprise". Ce qui lui évite d’investir beaucoup dans le matériel et lui permet de réserver ses investissements aux bâtiments d’élevage qu’il rénove en permanence pour un meilleur confort de ses animaux.
En 20 ans, son élevage est devenu une véritable entreprise. Il emploie deux salariés qui s’occupent de l’alimentation des truies. “ Je m’occupe personnellement de la porcherie d’engraissement et de toute la partie commerciale ”.
Responsabilités et vie de famille
Pour Jean-Pierre, l’intérêt de ce fonctionnement d’entreprise avec des salariés, est de pouvoir disposer de temps pour sa famille et ses responsabilités extérieures.
Outre sa fonction d’adjoint au maire de sa commune et sa participation à une société musicale, il a exercé des responsabilités au sein de la Fédération nationale porcine (FNP). Il avoue garder “un excellent souvenir de ce passage de 6 ans à la FNP qui lui a donné une vue internationale de la production et une grande ouverture sur l’Europe, l’organisation et les problèmes du commerce mondial ”.