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Le traitement des eaux usées
L'Ain est particulièrement bien équipé en matière d'assainissement avec 420 stations d'épuration (STEP) pour 419 communes.
La station d’épuration, comment ça marche ?
STEP par boues activées : comment ça marche ?
Les stations d'épuration nécessitent un suivi et une attention quotidienne pour maintenir leur performance. C'est pourquoi tous ces ouvrages sont contrôlés régulièrement par le SATESE (Service d'Assistance Technique à l'Exploitation de Stations d'Epuration), créé en 1998 par le Conseil Général de l'Ain. Il réalise prélèvements et tests qui font l'objet de rapports de visites pour les élus, sur le fonctionnement de leurs stations communales et intercommunales. L'activité du SATESE est particulièrement intense puisque, depuis 1998, c'est près de 4 000 visites pour près de 20 000 analyses qui ont été effectuées. Des journées de formation ont, en outre, été organisées à destination des élus communaux.
Plus récemment, un SATAA (Service d'Assistance Technique à l'Assainissement Autonome) a été créé au sein du SATESE, pour aider les maires à remplir leurs obligations en matière d'assainissement non-collectif. En effet, la loi sur l'eau considère le traitement collectif (en ouvrage d'épuration gérée par la collectivité) et le traitement non-collectif (installation individuelle gérée par l'habitant, non raccordée à l'égout) comme des modes de traitement des eaux usées identiques.
Par le biais d'une convention signée avec la commune, cette dernière confie au SATAA le contrôle des installations neuves ; en effet, c’est encore 600 à 800 permis de construire qui sont délivrés en assainissement non collectif dans l'Ain, à l'heure actuelle.
Différents types d'épuration dans l'Ain
Le schéma ci-dessous montre la répartition des différents types d'épuration dans l'Ain. On notera que la boue activée équipe les principales villes du département ainsi que les sites des industries agro-alimentaires.
Pourquoi le traitement des eaux usées ?
DBO5, DCO, MES, azote, phosphore, équivalent habitant... Autant de termes barbares et techniques qui concernent directement nos eaux usées, celles que nous produisons quotidiennement en lavant la vaisselle, en prenant une douche, en allant aux toilettes, en faisant "tourner" une machine à laver (une chasse d'eau produit 10 à 12 l d'eaux usées, une douche 60 à 80 l et un bain 150 à 200 l).
Traiter les eaux usées, c'est nettoyer ces eaux sales avant de les restituer au milieu naturel.
Un cadre précis et échelonné
Des zones sensibles à l'eutrophisation (développement d'algues du fait de l'enrichissement du milieu en nutriments) ont été ainsi définies : les collectivités de + de 10 000 hab. doivent mettre en place un traitement plus poussé de leurs effluents comme l'azote et le phosphore. Dans l'Ain, l'ensemble des affluents de la Saône et le bassin du Lac Léman sont concernés : ainsi les stations d'épuration de Bourg-en-Bresse et Divonne-les-Bains traitent le phosphore et l'azote.
Un calendrier de mise en place de l'auto surveillance des rejets a été établi en fonction, lui aussi, de la taille de la commune. On entend par "auto surveillance" la mise en place d'appareils automatiques de prélèvement d'échantillons et de mesures des débits des effluents en entrée et sortie d'ouvrage d'épuration. Là-aussi, le rythme et le nombre des prélèvements (tous les jours, 2 fois par mois, une fois par mois, 2 fois par an, une fois par an…) dépendent de la taille de la collectivité et de la sensibilité du milieu récepteur.
Dans l'Ain où en est-on ?
On dénombre 420 ouvrages d'épuration, un SATESE et un SATAA, opérationnels aux côtés des communes, pour les aider à remplir leurs obligations en matière d'assainissement. Une trentaine de stations sont en auto surveillance, la procédure étant suivie par le SATESE.
En outre, les solutions adaptées techniquement et économiquement à la situation des communes rurales sont particulièrement suivies par le SATESE. Il s'agit notamment des techniques rustiques d'épuration des eaux usées par filtres plantés de roseaux qui équipent déjà une trentaine de communes de l'Ain. Cette technique allie excellente capacité épuratoire, surfaces limitées, facilité d'exploitation et bonne intégration dans nos paysages.
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