L’eau, une ressource à préserver
Longtemps considérée comme abondante, l’eau est aujourd’hui une ressource rare dont la qualité est menacée. C’est pourquoi le Conseil général s’implique fortement en matière de politique de l’eau.
Une eau potable et des rivières de qualité, des rejets d'eaux usées sécurisés... C'est l'ambition de notre département.
Les chiffres de l'eau en France
Chaque année en France, 480 milliards de m³ d'eau tombent sous forme de pluie et de neige. Un tiers de cette eau, soit 170 milliards de m³, est récupérée par les cours d'eau ou stockée dans les nappes souterraines.*100 milliards* de m³ d'eau sont exploitables. 40 milliards de m³ sont prélevés, dont 26 milliards pour les centrales électriques.
L'eau potable provient à 60 % des eaux souterraines, à 30 % des eaux de surface et à 10 % des eaux mixtes (eaux souterraines en contact avec les eaux de surface).
Consommation d'eau en France :
Un français consomme, en moyenne, 150 à 200 l d'eau par jour.
On considère qu'une famille de 4 personnes utilise en moyenne 150 000 l d'eau par an !
Usages domestiques (44 %), agriculture (42 %), industrie (7 %), centrales électriques (7 %). Pour infos dans le monde : agriculture (69 %), industrie (15 %), usages domestiques (8 %), centrales électriques (8 %).
L'irrigation, en France, représente 20 % de la surface agricole utilisée.
La canicule de ces derniers étés a fait prendre conscience de la fragilité et de la rareté de cette ressource...
Chacun d'entre nous à un rôle à jouer pour la préserver.
Le Conseil général essaye de prendre part à cet enjeu quotidien !
En matière d'eau potable
Près de 450 captages en eaux souterraines alimentent la totalité de la population de l'Ain. La responsabilité en incombe aux maires.
Les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l'eau de consommation et le rapport annuel (pour les communes de plus de 3 500 habitants) sont disponibles auprès de votre mairie.
En moyenne, on constate une assez bonne qualité de l'eau sur l'ensemble du département.
Plusieurs programmes doivent contribuer à maintenir cette qualité voire à l'améliorer :
- La mise en ouvre des périmètres de protection des captages d'eau potable qui concerne une grosse partie de la population de l'Ain (80 %) doit permettre de sécuriser la ressource en eau.
- Des programmes concernent les agriculteurs (programmes d'actions dans les zones vulnérables aux nitrates, agriculture raisonnée, programme "Fertimieux" sur la nappe sud est de Bourg-en-Bresse, mise aux normes des bâtiments d'élevage...) et les industriels (collecte et traitement des déchets toxiques de la Plastics Vallée). Ils participent à ce grand mouvement de protection de nos ressources en eau.
Si la qualité de nos ressources est importante, la quantité mérite une attention particulière, au vu des épisodes récents de sécheresse et des pressions sur la ressource.
Diverses initiatives méritent d'être citées :
- Le lancement d'une étude de modélisation de la nappe de l'Ain, aquifère particulièrement stratégique dans le sud de notre département. Elle est menée par le Conseil général en concertation avec les acteurs de la basse vallée de l'Ain, elle doit fournir un outil de gestion de la ressource en eau en période de sécheresse.
- L'autre initiative importante est menée par le syndicat des eaux Dombes-Saône (secteur de Reyrieux-Civrieux) qui concerne la réalisation d'un schéma d'interconnexion de la ressource en eau potable sur l'ensemble des collectivités de l'Ouest de notre département. L'objectif final est de déterminer des interconnexions de réseau en cas de pénurie ou d'accidents.
Le traitement des eaux usées
L'Ain est particulièrement bien équipé en matière d'assainissement avec 420 stations d'épuration (STEP) pour 419 communes qui traitent les eaux usées.
La protection de nos cours d'eau
Toutes les actions énoncées ci-dessus contribuent à la protection et à la valorisation de nos rivières.Elles auront d'autant plus d'impact et d'efficacité qu'elles s'inscriront dans le cadre d'approche globale et pluri thématiques sur des bassins versants.
C'est l'objet des contrats de rivière qui permettent, sur 5 à 7 ans, la mise en place de programmes de dépollution de rivières, de protection des ressources en eau, de gestion des boisements de berges, de valorisation touristique... sur un bassin versant de cours d'eau.
Ils favorisent ainsi la mise en place d'une vraie concertation entre les communes, les usagers de l'eau, les associations et bénéficient de financements du Conseil général, de la Région, de l'Agence de l'eau...
La carte des contrats de rivière ( , 593Ko ) montre un réel dynamisme de cette procédure dans notre département puisque 8 contrats sont signés (Reyssouze, Suran Lange/Oignin, Albarine, Veyle, Seille, Vallée inondable de la Saône et Pays de Gex), un autre est en phase d'étude (Chalaronne) et un est en émergence (Séran).
Les grands bassins versants font aussi l'objet de programme similaire :
- Un "Plan Rhône" initié par l'Etat ;
- Un programme de gestion du Val de Saône (contrat de vallée inondable, restauration des casiers inondables de la Saône qui concerne 3 territoires dans l'Ain de Sermoyer à Garnerans...), sous l'égide du syndicat mixte Saône et Doubs ;
- La Commission Internationale de la Protection des eaux du Léman, (CIPEL) pour le Lac Léman.
La surveillance des cours d'eau et nappes
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