Les essentielles du Département, par le Conseil Général de l’Ain. L’accessibilité dans les musées départementaux. Dans le hall d’un musée, des gens patientent, certains en fauteuil roulant. Un homme guidé par un chien, lunettes noires, entre tenant une femme par le bras. Jean-Paul Rodet, conseiller général, vice-président chargé de la culture, de l’enseignement supérieur et des sports. Je crois que l'accessibilité doit être considérée de deux manières. Il y a la capacité ou la possibilité des personnes handicapées d'accéder à des lieux et ensuite d'accéder à des œuvres ou à des documents. Autant, l'accès à des lieux, même si c'est parfois onéreux, est possible, après, l'accès à divers documents dépend évidemment de la nature du handicap. Des personnes préparent du pisé avec des truelles. Amandine Borgeot, Médiatrice au musée départemental de la Bresse. On adapte l'outil, l'atelier en fait au public que l'on reçoit grâce à une pratique, bien sûr, de la médiation. Le rôle du médiateur c'est de pouvoir transmettre ce patrimoine qui nous est donné à valoriser à tout type de personnes et donc pour ça, eh bien on développe plein de stratégies, on a – on a différents niveaux de discours, bien sûr, des rythmes très différents et puis, bien sûr, on essaie toujours de trouver quelque chose qui va être attractif pour les personnes qu'on a en face de nous. Une sculpture en forme de roue tourne sur elle-même dans le jardin. Joseph Louis Barbosa, en fauteuil roulant. À chaque fois que je vais quelque part quoi que ce soit, s'il y a quelque chose à visiter, j'y vais et j'aime bien regarder aussi l'accessibilité qui est faite autour. J'aimerais que tout soit accessible. Aujourd'hui on sait que donc la partie musée qui est en bas est magnifique, il y a enfin je veux dire il y a pas grand chose à dire mais après, après il y a malgré tout le respect des lieux, le respect de ce qui existe, de ce qui a été fait à l'époque. Dans une salle de classe vide, pupitres en bois, anciennes cartes aux murs, blouses d’écoliers noires pendues, plumes. Jean-Jacques, non-voyant. Quand on vous met entre les mains une plume Sergent-Major ou un crayon d'ardoise dans son étui métallique, choses dont on s'est servi à l'école et en plus les odeurs, le vieux poêle, les bureaux, les pupitres... Martine Delhommeau, médiatrice culturelle, musée du Revermont. Un verger aux arbres remplis de fruits s’étend autour des façades rosées du musée.. Ce qu'il ne faut jamais oublier c'est que le contexte de l'objet n'est pas visible. Ce qui est important quand on s'adresse à des personnes handicapées ou qu'on doit répondre à leurs demandes, c'est déjà de ne pas avoir peur. Ce sont des gens comme tout le monde et il faut leur faire confiance. Martine, dans le potager.Allez-y, vous sentez aussi le duvet. Jean-Jacques. La personne qui me reçoit, en fait, je sais pas trop comment expliquer comment elle s'adapte parce qu'elle se comporte avec nous comme si on était des gens entre guillemets normaux donc on est considérés vraiment comme des, c'est ce que je viens de dire, comme des gens normaux, on n'est pas des êtes à part. Martine Prenez dans vos doigts, frottez bien votre pouce et votre index contre... Cécile Pinaud Chevalier, interprète au SILS 01, traduit l’ intervention en langues des signes. Il y a un partenariat privilégié entre le SILS 01 et le conseil général. De ce fait, le SILS 01 intervient régulièrement dans le cadre de « musée pour tous » Autrement dit… Réalisation : Direction de la communication. Novembre 2010. Mon Département, 100% essentiel.