Ecoiffier : des jouets 100% made in France

Publié le 11 décembre 2018 dans Culture et patrimoine Professionnels
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L’entreprise familiale, implantée à Oyonnax, mobilise tous ses talents : Jacques Ecoiffier, le patriarche, toujours bon pied bon oeil. Julie à la direction, sa soeur Stéphanie au marketing secondent leur père toujours à l’offensive. Un cousin s’occupe de la production, un autre de la logistique. Les enfants de Julie ont testé les créations et posé pour les packagings

Jouets d'imitation

Julie Chaboud, directrice générale des jouets Écoiffier, a grandi au milieu des dinettes. C’était donc une évidence, son diplôme d’école de commerce en poche, d’intégrer l’entreprise familiale gérée par son père, Jacques Écoiffier. Créée au sortir de la guerre par son grand-père, Écoiffier vendait des « pious-pious » en celluloïd pour le tir forain. Ce bon sens terrien a permis à la famille de traverser les tourmentes : reprise par Smoby en 1994, dépôt de bilan en 2004 puis rachat de l’entreprise par la famille Ecoiffier père et filles : « Notre vieille maison a su se réinventer grâce à nos efforts permanents de création et des procédés de fabrication innovants. Quitte à paraître ringard, mon père n’a jamais cédé aux sirènes asiatiques pour rester compétitif. Cela nous a permis de garder notre savoir-faire."

" Nous livrons tard dans la saison, là où nos concurrents sont bloqués par des approvisionnements plus longs en Chine ! "

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Plastics Vallée

L’implantation locale de l’entreprise et de ses sous-traitants est primordiale à l’approche de Noël. Écoiffier réalise 60 % de son chiffre d’affaires en 3 mois, juin, juillet et septembre. Mais elle peut facilement réassortir les rayons à l’approche des fêtes. « Notre bilan carbone est très bon car tout est fabriqué dans un rayon de 50 km autour d’Oyonnax. Si le gouvernement défend peu les produits français, nous comptons sur le consommateur pour réaliser des achats citoyens. Leurs achats font vivre un bassin d’emploi, 350 personnes, entre nos salariés et ceux de nos fournisseurs. » La marge de progression est énorme : le jouet français pèse seulement 460 millions d’euros sur 3 milliards de chiffre d’affaires annuel."

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