Florian Grengbo, en piste pour les Jeux Olympiques de Tokyo !

Publié le 26 mai 2021 dans Collèges et jeunesse Sports et loisirs
Florian Grengbo aux JO de Tokyo

Formé à l'École de Cyclisme de Bourg-en-Bresse, Florian Grengbo, « démarreur » de l’équipe de France de cyclisme sur piste, vient tout juste d’obtenir son ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Rendez-vous le 3 août pour soutenir le jeune Aindinois.

Parce que pour rouler vite, il faut démarrer fort, à seulement 20 ans, Florian Grengbo donnera l’impulsion à ses deux coéquipiers lors de l’épreuve de vitesse à Tokyo. Nous avons rencontré ce jeune cycliste, né à Viriat et habitant de Péronnas, qui a débuté les entrainements sur un « bout de ligne droite » à Saint-Denis-lès-Bourg.

Florian, pouvez-vous raconter comment est née cette passion pour le cyclisme ?

« Petit je faisais du vélo tout le temps, mon grand-père m’a d’ailleurs rapidement supprimé mes roulettes. Me voyant toujours aussi passionné à 5 ans, ma mère m’a inscrit à l’école de cyclisme de Bourg, l’ECBB. Elle me dit parfois le regretter un peu, surtout lorsque je casse un vélo. » dit-il en souriant. « C’est ce qui m’est arrivé au Tour de l’Ain, dans une descente près de Lélex , alors que je n’étais encore que cadet. Il faut savoir qu’un vélo de compétition coûte entre 1 500 et 2 000 euros et on n’a pas trop les moyens... Cette fois-ci j’ai vraiment cru que s’en était fini de ma passion. Je remercie le Département qui a choisi de me faire confiance à ce moment précis et qui m’a aidé financièrement. J’ai pu racheter un vélo ! »

Cadet, vous participiez plutôt à des courses cyclistes, comment avez-vous découvert la piste ?

« Lors des courses, Didier Buellet, mon entraineur, avait remarqué que je faisais surtout la différence dans les 10 derniers kilomètres, que j’étais plutôt sprinteur, explosif, alors il m’a proposé une initiation sur piste à Genève. J’avais seulement 13 ans. Cet essai a été pour moi une révélation. Je lui ai dit que c’était ce que je voulais faire tout le temps. Il a trouvé un bout de ligne droite à Saint-Denis-lès-Bourg et c’était parti. Nous avons commencé les entrainements comme ça ! Après la seconde, j’ai eu la chance de rejoindre la section sports de Saint Pierre qui m’a permis de poursuivre mes études tout en pratiquant le cyclisme de manière intensive. C’est grâce à Yann Richard, je l’en remercie. J’ai toujours eu beaucoup de chance et été bien entouré ici, dans l’Ain, c’est pour ça que je suis si attaché à mon territoire ».

Comment devient-on cycliste professionnel à seulement 19 ans ?

« Mon titre de champion d’Europe junior du keirin et mon titre de double champion d’Europe espoir et junior en 2018, à Aigle en Suisse, ont été décisifs. Ces résultats m’ont vraiment conforté dans mon choix de devenir professionnel et de me consacrer entièrement à mon sport. En septembre 2018, j’intégrais le Pôle Olympique de « SQY », Saint-Quentin-en-Yvelines.  J’avoue que cette période a été un peu difficile pour moi, ma maison et ma famille me manquaient énormément. En 2020, j’ai remporté ma première Coupe du Monde de sprint par équipe au Canada, j’étais très fier mais j’ai aussi compris que ce serait très difficile de vivre de ma passion. Le doute s’est installé et j’ai vraiment pensé que j’allais abandonner. »

Quelle incidence a eu le confinement et le report des JO dans votre parcours ?

« Durant cette période, j’ai poursuivi mes études, obtenu mon Bac S et débuté une école de commerce. Je voulais me donner la chance de choisir ce qu'allait être mon avenir. Le confinement et le retour aux sources durant plusieurs mois, ont vraiment été bénéfiques. J’ai pris le temps de réfléchir, j’ai soufflé, je me suis ressourcé et puis j’ai repris les entrainements sur mon balcon, grâce à un banc de muscu que l’on m’a prêté, encore plus fort dans ma tête et encore plus motivé. Jusqu’en janvier, je n’étais qu’un outsider et pourtant je me suis qualifié pour les Jeux. J'ai réalisé les meilleurs temps, je suis vraiment très heureux. »

Florian, expliquez-nous comment vous pensez vivre ces premiers Jeux ?

« Pour moi, les Jeux ne se vivent pas, c’est moi qui suis là pour les faire vivre, je veux aller chercher cette médaille parce que rien ne vaut un titre olympique. Je sais que ce sera une magnifique expérience et je veux garder la tête froide. Je décolle le 26 juillet pour Tokyo et je vais tout faire pour être au rendez-vous le 3 août. J’aurais vraiment besoin de votre soutien, je compte sur tous les Aindinois ! »

" Rendez-vous pour les J.O. de Tokyo du 23 juillet au 8 août 2021 et plus particulièrement le 3 août pour soutenir Florian."

CYCLISME SUR PISTE – SPRINT

Vitesse par équipes : l'épreuve se dispute par équipes de trois coureurs, sur trois tours de piste. Deux équipes prennent le départ en deux points opposés de la piste. Chaque coureur doit effectuer un tour en tête avant de s’écarter. Le temps de l’équipe est établi lorsque le dernier coureur franchit la ligne d’arrivée. En cas d'égalité (au millième de seconde), l'équipe ayant effectué le dernier tour de piste le plus rapide l'emporte.

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