Pont de Fleurville : une victoire pour les Départements de l’Ain et de la Saône-et-Loire

Publié le 21 novembre 2025

Après plus de 4 ans de procédure judiciaire, les Départements de l’Ain et de la Saône-et-Loire ont finalement obtenu gain de cause dans cette longue bataille judiciaire dont la population locale et les usagers étaient les premières victimes.

La réaction de Jean Deguerry, Président du Département de l'Ain

"Je me félicite de la décision du Conseil d’Etat qui réhabilite sur le fond notre projet de pont de Fleurville initial et qui redonne une perspective de court terme pour tous les riverains de pouvoir, à terme, franchir un ouvrage en toute sécurité. C’est aussi la reconnaissance que le projet défendu par les Départements de l’Ain et de la Saône-et-Loire était le bon.
Au-delà de Fleurville, il s’agit d’une victoire symbolique qui doit également satisfaire tous les porteurs de projets qui se trouvent bloqués par des minorités qui s'arc-boutent sur des positions politiques sans se soucier de l’intérêt général. Notre ténacité montre la voie et est source d’espoir pour tous ceux qui sont concernés par ce genre de procédures.
Nous allons désormais nous concentrer sur la poursuite du projet et nous mobiliserons toutes les équipes pour que le dossier entre, à nouveau, le plus vite possible, dans sa phase opérationnelle."

Le futur Pont Jacques Chirac en bref

Grâce à une construction en parallèle du pont de Fleurville actuel, tout en conservant ce dernier ouvert à la circulation, les travaux du nouveau pont pourront être réalisés sans pénaliser les plus de 6 000 usagers qui empruntent chaque jour l’ouvrage.

Le nouveau pont devrait pouvoir être mis en service fin 2029.

Caractéristiques :

• Longueur : 272m
• Largeur : 12m
• Deux voies routières de 3,50m
• Un trottoir aménagé en voie verte de 3,00m permettant de relier la voie bleue en Saône-et-Loire et le chemin de halage du canal de Pont-de-Vaux
• Un trottoir de service d’un mètre L’ancien pont sera démoli et les berges seront reconstituées

En attendant, la sécurité des usagers de l’ouvrage actuel est la priorité

En attendant la mise en service du futur pont, le Département de l’Ain, gestionnaire du pont de Fleurville, mettra en œuvre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité des usagers.

Le pont fait aujourd’hui l’objet d’un suivi renforcé avec des inspections très régulières et l’installation de capteurs sur ses éléments de charpente les plus structurants permettant de suivre l’évolution de son état.

Il est également restreint de manière très stricte aux véhicules de plus de 3,5 tonnes et de plus de 2,80 m de hauteur. Cette restriction, indispensable à la conservation de l’ouvrage pendant les prochaines années, devra être maintenue jusqu’à la construction du nouveau pont.

Retour sur 4 ans de procédures

Quatre ans de procédures ont été nécessaires pour faire aboutir le projet de nouveau pont, pourtant très attendu par les populations locales et particulièrement les acteurs économiques.

  • 21 octobre 2021 : alors que les travaux de construction du futur pont Jacques Chirac avaient débuté depuis plusieurs semaines, le tribunal administratif de Lyon, saisi par l’association Bien Vivre à Replonges, suspend provisoirement puis définitivement l’arrêté inter-préfectoral du 28 juin 2021, signé par les Préfets de la Saône-Et-Loire et de l’Ain, qui accordait au motif d’un "intérêt public majeur", l’autorisation environnementale nécessaire à la construction d’un nouveau pont de Fleurville.
  • 30 avril 2024 : la cour administrative de Lyon confirmait ce jugement en dépit de l’avis contraire du rapporteur public dont l’avis est pourtant suivi dans 9 cas sur 10.
  • 21 novembre 2025 : le Conseil d’Etat donne finalement raison aux deux Départements et confirme l’autorisation environnementale nécessaire à la construction du Pont Jacques Chirac à proximité de Fleurville. La plus haute juridiction du pays confirme que la solution portée initialement par le Département de l’Ain est la seule capable de répondre sur tous les plans : sécurité, économie et environnement.

Il est important de souligner que le Conseil d’Etat a choisi de statuer en formation élargie de neuf magistrats, ce qui est le signe que les questions posées par les deux Départements dans cette affaire étaient sérieuses. En outre, cette formation de jugement ne s’est pas contentée d’annuler l’arrêt de la cour administrative d’appel de Lyon mais, ce qui est plus rare, a décidé de régler définitivement l’affaire au fond en annulant le jugement du tribunal administratif et en rejetant la requête initiale de l’association Bien Vivre à Replonges.
L’importance jurisprudentielle de cette décision sera très certainement signalée.

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